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Ecriture De Stock : exemple comptable tunisien et écritures de clôture

Published October 16, 2026· 11 min read
Ecriture De Stock : exemple comptable tunisien et écritures de clôture

Pour un commerce tunisien qui revend des marchandises et suit ses stocks en inventaire périodique, l’ecriture de stock de clôture peut s’illustrer avec le compte 37 « Stocks de marchandises » et le compte 6037 « Variation des stocks de marchandises ». Si le stock d’ouverture vaut 12 000 TND et le stock final vérifié 15 500 TND, on débite 6037 et crédite 37 de 12 000 TND pour annuler le stock d’ouverture, puis on débite 37 et crédite 6037 de 15 500 TND pour enregistrer le stock final. Ces montants sont hypothétiques : vérifiez les comptes et le traitement adaptés à votre activité avec votre comptable.

Table of Contents

Exemple d’écriture de stock pour un commerce de marchandises

Le cas ci-dessous concerne un magasin qui achète des produits pour les revendre, sans les transformer, et qui détermine son stock en fin de période. Il s’agit d’un exemple de comptabilisation périodique, pas d’un modèle universel pour toutes les entreprises tunisiennes. Le système comptable des entreprises et les documents de référence du Conseil national de la comptabilité servent à vérifier le cadre comptable applicable ; le plan et les subdivisions de comptes de l’entreprise doivent être confirmés avant saisie (Conseil national de la comptabilité de Tunisie).

Opération illustrativeDébitCrédit
Annuler le stock d’ouverture : 12 000 TND6037 — Variation des stocks de marchandises : 12 00037 — Stocks de marchandises : 12 000
Constater le stock final : 15 500 TND37 — Stocks de marchandises : 15 5006037 — Variation des stocks de marchandises : 15 500

Après les deux écritures, le compte 37 porte le stock de clôture de 15 500 TND. Le compte 6037 présente, dans cet exemple, un solde créditeur net de 3 500 TND : le stock final dépasse le stock d’ouverture de cette somme. Ce solde net est la conséquence des deux mouvements présentés, et non une écriture supplémentaire à passer en plus. Le montant ne représente pas le total des marchandises achetées pendant la période.

Pour utiliser cet exemple, vérifiez d’abord que le montant final correspond à des marchandises appartenant à l’entreprise à la date retenue et que leur valorisation repose sur une méthode cohérente. Puis faites contrôler le sens et les comptes par le professionnel qui tient les comptes. Ne saisissez pas les montants de l’exemple à la place de ceux issus de votre inventaire : ce sont les quantités et coûts justifiés de votre commerce qui déterminent l’écriture.

Calculer le montant du stock final

Le stock final n’est pas simplement le nombre d’articles comptés. Il faut associer aux quantités retenues une valeur comptable justifiable. Pour rendre le calcul contrôlable, votre feuille de travail peut distinguer les références, les quantités, le coût retenu par unité et la valeur totale. Dans le cas hypothétique ci-dessus, 15 500 TND désigne le résultat de cette valorisation, et non une estimation du prix de vente du stock.

Pour des articles interchangeables, la méthode de coût choisie influence la valeur affectée aux unités restantes lorsque les prix d’achat changent. IAS 2 décrit, pour les entités qui appliquent les IFRS, les méthodes de détermination du coût et le principe d’évaluation au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation (IAS 2 — Stocks). Cette référence internationale ne prouve pas, à elle seule, qu’une règle IFRS s’applique à votre entreprise en Tunisie : faites confirmer le référentiel applicable et la méthode à utiliser.

Adapter le cas aux biens réellement détenus

Un détaillant peut avoir des produits achetés pour revente, mais aussi des biens endommagés, des articles en attente d’identification ou des produits détenus pour un autre usage. Il ne faut pas les regrouper par commodité dans un total unique si leur nature ou leur traitement comptable diffère. Le tableau d’exemple vise uniquement des marchandises destinées à la revente ; il ne fournit pas les comptes pour des matières premières, des produits fabriqués ou des travaux en cours.

Avant de reprendre la structure proposée, clarifiez notamment les situations suivantes :

  • Marchandises de revente : le périmètre de l’exemple présenté ici, à confirmer selon les comptes de l’entreprise.
  • Articles détériorés ou obsolètes : ils sont à distinguer des biens en bon état pour examiner leur valeur et justifier le traitement retenu.
  • Biens appartenant à un tiers : leur présence dans votre local ne suffit pas à établir qu’ils font partie de votre stock.
  • Biens de l’entreprise chez un tiers ou en transit : vérifiez les documents et les conditions de l’opération avant de décider s’ils entrent dans le relevé.

Établir un inventaire qui justifie l’écriture

L’écriture comptable dépend de l’inventaire physique et de sa valorisation. Une balance informatique peut aider à repérer les écarts, mais elle ne démontre pas, à elle seule, que les quantités présentes ont été comptées ni que les mouvements proches de la clôture sont correctement rattachés à la période. Préparez donc un relevé qui permet de relier le chiffre final à des articles, des lieux et des éléments de calcul précis.

Fixer le périmètre et la coupure

Commencez par décider quels sites et catégories de biens doivent être contrôlés : réserve, surface de vente, entrepôt ou biens détenus chez un tiers. Autour de la date d’inventaire, rapprochez les réceptions, ventes, expéditions et transferts internes. Une livraison physiquement reçue mais enregistrée plus tard, par exemple, peut créer un décalage entre le relevé des marchandises et les mouvements saisis dans le logiciel.

Le comptage doit également employer des unités compréhensibles et constantes. Une boîte, une pièce et un kilogramme ne sont pas interchangeables dans un même relevé. Pour les produits entamés en restaurant, définissez une consigne de mesure que l’équipe peut appliquer de manière identique ; pour un grossiste multi-entrepôts, notez séparément le lieu de chaque quantité. Ces règles réduisent les ambiguïtés, mais ne remplacent pas l’analyse des documents de mouvement.

Un relevé de travail pratique peut comporter :

  • la référence et la désignation de l’article, ainsi que son unité de mesure ;
  • le dépôt, la réserve ou la zone où il a été compté ;
  • la quantité constatée et une note distincte sur l’état du produit, si nécessaire ;
  • la personne qui a effectué le comptage et, si prévu, celle qui l’a vérifié ;
  • le coût ou la base de valorisation, avec le document ou calcul correspondant ;
  • l’écart observé et son explication, lorsqu’elle a pu être établie.

Séparez les faits des estimations. La quantité constatée, la quantité indiquée par le logiciel et une valeur estimée sont des informations de nature différente. Les conserver dans des colonnes ou documents distincts permet à une autre personne de comprendre ce qui a été compté, ce qui a été calculé et ce qui reste à vérifier.

Comprendre le traitement périodique et ses limites

Dans l’approche périodique illustrée plus haut, la valeur du stock d’ouverture est annulée et la valeur du stock de clôture est constatée à la fin de la période. Les comptes de variation rendent compte de ces mouvements dans le traitement présenté. Cette lecture aide à comprendre pourquoi l’écriture comprend deux lignes d’opération plutôt qu’une écriture unique égale à la différence entre les stocks.

Une écriture directe de 3 500 TND dans le compte de variation, sans constater les mouvements du stock d’ouverture et de clôture selon le traitement retenu, ne reproduit pas le schéma présenté. Elle risque de rendre le rapprochement moins lisible ou de laisser le compte de stock avec un solde incorrect. Le contrôle porte sur les soldes après saisie : le compte de stock doit correspondre à la valeur finale retenue, et le compte de variation doit être cohérent avec les mouvements enregistrés selon la méthode suivie.

Ne pas confondre inventaire périodique et permanent

Dans un système permanent, les entrées et sorties sont suivies au fil de l’activité. Le comptage physique sert alors notamment à comparer les quantités constatées aux quantités enregistrées et à rechercher les différences. Il ne faut pas appliquer automatiquement les deux lignes de l’exemple périodique par-dessus un suivi déjà tenu en continu : selon les enregistrements existants, cela pourrait comptabiliser une correction une seconde fois ou traiter comme un ajustement global des mouvements déjà saisis.

Avant toute correction en inventaire permanent, rapprochez les quantités physiques et théoriques par référence et par dépôt. Vérifiez les ventes, retours, réceptions, casse et transferts autour de la date de coupure. Si un écart subsiste, documentez le montant retenu et le motif de la correction ; faites confirmer le compte correspondant plutôt que de reprendre mécaniquement le compte de variation du cas périodique.

La méthode utilisée doit donc être connue avant la saisie. Un commerce qui suit les mouvements en continu doit pouvoir expliquer comment ses données de fin de période s’articulent avec les quantités physiques. Une entreprise qui travaille en périodique doit conserver la base permettant de passer du stock d’ouverture au stock final. Le compte exact dépend du plan comptable et du mode de suivi, pas seulement du fait que le total physique diffère du total affiché.

Analyser les écarts avant de passer une correction

Un écart de quantité est un constat, pas une cause. Si le logiciel indique davantage d’unités qu’il n’en reste dans le rayon, il est trop tôt pour conclure que les unités manquantes constituent une perte : une vente, une casse, un retour ou un transfert peut ne pas avoir été enregistré correctement. Commencez par examiner les mouvements et les justificatifs correspondant aux références concernées.

Dans une épicerie, comparez les relevés de caisse aux mouvements de stock et vérifiez les retours ou la casse. Dans un restaurant, distinguez les produits encore utilisables des denrées détériorées et appliquez une règle de mesure cohérente aux produits entamés. Chez un grossiste, vérifiez les mouvements entre dépôts avant de traiter une différence locale comme une sortie de l’entreprise. Ces contrôles ciblent des causes différentes : une erreur de quantité ne se traite pas comme une baisse de valeur.

Pour une analyse efficace, regroupez les anomalies par nature plutôt que de les passer toutes dans une seule correction :

  • Erreur de saisie : contrôlez l’unité, la référence et le document à l’origine du mouvement.
  • Mouvement mal daté : rapprochez les pièces de réception, d’expédition ou de transfert de la date de clôture.
  • Différence de quantité non expliquée : gardez le comptage et les recherches effectuées, sans présenter une hypothèse comme un fait établi.
  • Article présent mais déprécié : documentez séparément l’état du bien et l’estimation de sa valeur.

Une baisse de valeur appelle une analyse différente d’une quantité manquante. Pour les entités appliquant les IFRS, IAS 2 décrit la valeur nette de réalisation et son rôle dans l’évaluation des stocks ; l’entreprise doit alors appuyer son estimation sur des informations pertinentes relatives à la vente et aux coûts restant à engager (principes d’évaluation d’IAS 2). Pour une entreprise tunisienne qui n’applique pas les IFRS, faites valider les règles locales avant de transposer ce traitement.

Si l’écart vient d’une erreur antérieure ou d’un changement de méthode, ne le traitez pas automatiquement comme une variation ordinaire de stock. IAS 8 distingue, pour les entités qui appliquent les IFRS, les politiques comptables, les changements d’estimation et les erreurs, qui peuvent avoir des traitements différents (IAS 8 — Politiques comptables, estimations et erreurs). Cette référence aide à poser la question dans un cadre IFRS ; elle ne détermine pas, à elle seule, le traitement applicable à votre entreprise en Tunisie.

Valider et archiver une écriture explicable

Avant validation, demandez-vous si une autre personne peut reconstituer le montant comptabilisé à partir du relevé, de la méthode de valorisation et des pièces justificatives. Pour le cas périodique, cette vérification comprend aussi les soldes après les deux mouvements : le compte 37 doit représenter le stock final retenu, et le compte 6037 doit refléter les mouvements de variation passés selon le traitement confirmé.

  1. Confirmer le périmètre : sites, références et biens inclus, avec les situations particulières examinées.
  2. Revoir les quantités : contrôler les unités, les doublons et les écarts avec les données de gestion.
  3. Reconstituer la valeur : relier le total final aux quantités, coûts et estimations documentés.
  4. Vérifier la méthode : distinguer suivi périodique et permanent et ne pas mélanger leurs traitements.
  5. Faire contrôler les comptes : confirmer le plan applicable, les intitulés et le sens des écritures avant saisie définitive.
  6. Archiver le dossier : conserver ensemble le relevé, le calcul, les justificatifs et l’explication des corrections.

Pour un petit magasin, une feuille par référence avec quantité comptée, coût retenu et écart expliqué peut suffire à rendre le calcul lisible ; les besoins augmentent lorsque l’activité comporte plusieurs dépôts ou de nombreux mouvements. Un transfert interne doit alors rester identifiable comme tel, afin de ne pas être confondu avec une vente ou une sortie de stock. Pour un restaurant, une consigne écrite sur les produits entamés et détériorés aide à obtenir des relevés comparables d’une personne à l’autre.

Un logiciel de gestion peut faciliter le suivi des mouvements et la comparaison entre données enregistrées et comptage, mais il ne décide pas à lui seul du référentiel comptable ni ne justifie un écart inexpliqué. Inventisia propose une application de gestion pour PME couvrant notamment le suivi de stock et la gestion multi-entrepôts. Consultez Inventisia pour découvrir ses fonctions, puis faites confirmer votre écriture de clôture par votre comptable.

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